Culture
Formalités
Sports et loisirs
Urbanisme
Conseils de Quartiers
Adresses utiles
Action sociale
Vie associative
Conseil Municipal
 
 
LES COULISSES DU MUSEE LA RESTAURATION
Nécropole gallo-romaine
Située sur le lieu dit des Sagnes, commune de Pontarion
Des textes érudits mentionnent en 1904 des trouvailles sur le site, mais les premières découvertes importantes ont lieu en janvier 1986 suite à la remise en culture de la parcelle jusque là en friche. Une dizaine de coffres funéraires en granit furent mis au jour par les labours.
Peu après le signalement, une première fouille de sauvetage est entreprise par les Services Régionaux de l’Archéologie, sous la direction de M. Guy LINTZ*. Au vue de la complexité et de l’étendue du site, des fouilles programmées jusqu’en 1990 furent décidées en 5 campagnes.
Les objets conservés au musée de Guéret sont issus de ces campagnes. Il s’agit pour l’essentiel de céramiques, d’objets en métal : monnaies, ustensiles de la vie quotidienne et bagues à intailles, plus rarement de verrerie.
Le musée n’a pas rencontré de problèmes dans leur conservation sauf pour les objets en métal qui se sont très rapidement dégradés malgré un premier traitement après leur sortie de fouille dès 1990.
Ainsi en 2007, la totalité des collections métalliques présentait de graves dégradations de structure à cause de la reprise de corrosion. Elle entrainait l’éclatement des surfaces des objets et à terme la disparition de ceux-ci.
L’objectif principal était de stabiliser les métaux en limitant voire en bloquant totalement les sorties de chlorure, puis de restaurer ceux qui avaient perdu de leur lisibilité.
En décembre 2008, 138 objets furent confiés à l’atelier CoResCa, dirigé par Catherine Augel spécialiste de la restauration d’objets métalliques et archéologiques, installé à St-Savin-sur-Gartempe, pour une stabilisation qui dura plus d’un an pour certains d’entre eux.
Les objets composés d’un alliage à base de cuivre (comme les monnaies) rentrèrent en janvier 2009, la nature de l’alliage et l’état général des pièces ne nécessitant pas de traitement trop lourd : consolidation par collage si nécessaire puis bain de masse dans un inhibiteur de corrosion pendant 5 jours, rinçages à l’eau déminéralisée puis séchage sous lampes infrarouges ; protection de surface par un vernis spécifique et réversible et enfin le dernier séchage.
Concernant les objets en fer la stabilisation et la restauration durèrent jusqu’en mai 2010 soit près de 16 mois. Ainsi 8 bains furent nécessaires pour éliminer les chlorures présents et responsables de la corrosion. Chacun des bains étant contrôlé par une prise de mesure de la présence de chlorures jusqu’à leur élimination. Les objets de Pontarion étant très détériorés, l’opération a dut être répétée 8 fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant. Un lot de ces objets fût ensuite restaurer : il s’agissait surtout de leur conserver leur intégrité (collage) et/ou leur lisibilité.

Aujourd’hui les objets ne sont pas encore visibles du grand public, conservés en réserve il faudra attendre encore quelques mois afin de les voir en salle. Leur conservation exige maintenant un contrôle des conditions climatiques (surtout le taux d’humidité relative ambiant qui doit être stable et inférieur à 40%), des manipulations et des conditions d’exposition permanente afin d’éviter que les objets ne subissent de nouvelles dégradations.
* Guy LINTZ, la nécropole gallo-romaine des Sagnes à Pontarion (Creuse), APC, Mémoire XX – 2001, Chauvigny.
 
Les coulisses du musée
L'actualité du musée
Infos pratiques
Service pédagogique